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Pierre Braun invite Marie Bové à Saint-Médard-en-Jalles dans son combat contre les ondes électromagnétiques

Pierre BRAUN
Conseiller municipal de Saint-Médard-en-Jalles

A l’attention de Madame Marie BOVE
Conseillère régionale d’Aquitaine
Europe Ecologie Les Verts

Madame la Conseillère régionale,

Depuis plusieurs jours, vous faites le tour des médias locaux pour faire connaitre votre combat contre la prolifération, et la banalisation du développement des ondes électromagnétiques dans notre environnement. Je trouve vos démarches tout à fait légitimes. Les « experts » que font parler nos dirigeants pour justifier leurs décisions ne me convainquent pas et je reste, comme vous, un défenseur du principe de précaution.

Pour ces raisons, je vous invite à venir dans la commune dont je suis conseiller municipal, Saint-Médard-en-Jalles. Le Maire de la ville a décidé il y a peu d’installer un réseau haut débit hertzien afin de couvrir les zones blanches d’accès à l’ADSL. Si aucun pilier supplémentaire ne sera installé, on sait en revanche que de nouvelles antennes seront installées sur les infrastructures existantes, augmentant de manière importante le risque encouru par les populations. Rappelons que l’un de ces piliers est situé en face d’une école.

Vous mettez en cause les décisions du gouvernement dans vos prises de positions publiques sur ce sujet. Mais ne soyons pas dupes, ce sont les Maires socialistes qui sont aux commandes de la CUB et de nombreuses communes en France. Ensemble, ils ont les moyens de lutter mais s’y refusent. M. Lamaison, Maire de Saint-Médard, va même plus loin en implantant des antennes qui ne sont pas demandées par les opérateurs de téléphonie mobile.

Quels sont les effets à long terme sur la santé de toutes ces ondes wimax ? Nous ne le savons pas encore. C’est ainsi que je compte sur l’ardeur de vos convictions pour venir combattre avec nous ce projet de la municipalité de Saint-Médard-en-Jalles.

Je vous prie d’agréer Madame la Conseillère régionale, l’assurance de mes salutations distinguées.

Pierre BRAUN

Sud-Ouest : Transparence pour la téléphonie mobile

Publié dans le Journal Sud-Ouest le Mercredi 28 décembre 2011

Par Hervé Pons

Transparence pour la téléphonie mobile

Les élus ont voté un texte qui engage les opérateurs à effectuer des relevés et à dévoiler leurs projets.

La charte vise à la transparence : connaître les émissions des installations existantes et les projets d'implantations. (Archives Sud Ouest)

Elles sont partout, sont devenues indispensables et ne manquent pas de nous inquiéter. Le quiz est facile : ce sont les antennes GSM de téléphonie mobile. S’il fallait une preuve locale de cette crainte, à Saint-Médard, lors de la rencontre – avec les habitants – relative à la possibilité d’obtenir Internet par les ondes hertziennes, la toute première question a concerné les éventuels effets sur la santé d’un procédé qui met en œuvre deux antennes, une émettrice et une réceptrice.

Aussi, le dernier Conseil municipal, qui a beaucoup traité du budget (voir notre édition de décembre), a également proposé (votée à l’unanimité), une charte des relations entre opérateurs et commune. Le rapporteur, Christine Moebs, a expliqué « qu’il s’agissait tout à la fois de répondre au mieux aux besoins de services exprimés par la population en facilitant les offres de services du secteur privé » et d’apporter « une lisibilité et des réponses aux interrogations des habitants ».

Préoccupation partagée

« La volonté de la ville est de disposer de manière systématique de tous les éléments en matière de santé publique et de veille réglementaire et sanitaire, qui sont des préoccupations essentielles des habitants ». Mme Moebs conclut que l’information devra être permanente, qu’elle concernera tous les opérateurs (SFR, Orange, Free, Bouygues), et tous les types de réseaux, qu’ils soient hertziens ou satellitaires.

Concrètement, la charte vise à respecter les normes en vigueur (c’est un minimum) mais aussi et surtout à réaliser régulièrement des mesures de champs sur la totalité des antennes implantées sur la commune, de dresser une carte de ces présences et d’apporter une transparence aux projets d’implantation.

Une commission va être créée à cet effet, qui rassemblera des habitants, des élus, qui interrogera les opérateurs et quand le besoin s’en fera sentir, des spécialistes réputés neutres et compétents.

Un vote unanime

Pierre Braun, élu de l’opposition qui suit de particulièrement près ces questions, a indiqué « que cette charte lui paraissait aller dans le bon sens », a souhaité que les bilans soient présentés lors des Conseils municipaux, donc publiquement. Enfin, il a souhaité qu’un élu de son groupe d’opposition soit présent à la commission. Le maire Serge Lamaison et Christine Moebs ayant répondu « oui » à toutes ces demandes, le vote en faveur de la charte a été unanime. La charte, immédiatement effective, aura une durée de trois ans, renouvelable.

Sud-Ouest : Avant-goût de campagne

Publié dans le Journal Sud-Ouest le Mardi 20 décembre 2011Par Hervé Pons

Avant-goût de campagne

Le maire entouré de ses adjoints. PHOTO H. P. (gironde@sudouest.com)

Retour de l’investissement, fiscalité stable et bons résultats financiers n’ont pas empêché le ton de monter en zone rouge. Les petites phrases ont fusé.

Le projet de budget primitif pour 2012, présenté en détail par l’adjoint aux finances Bernard Cases, et résumé par le maire Serge Lamaison, se caractérise par un fort budget d’investissement de 10 millions d’euros, un maintien des dotations pour les associations et pour l’action sociale (CCAS), un désendettement de la commune (de 31 à 23 millions en trois ans), un recours à l’emprunt limité (2,2 millions) et la stabilité de la fiscalité. Nonobstant, lors du prochain exercice, la commune va perdre 30 000 euros de dotations de l’État et va devoir abonder un fonds de péréquation entre les villes pour un montant de 50 000 euros.

Voilà les grands traits d’un budget que le maire a qualifié de « volontariste et innovant dans un contexte incertain ».

Investissement doublé

L’investissement, doublé par rapport à 2011, consistera en l’espace famille-ludo-médiathèque Cap Ouest (3,16 M€), la création de toitures photovoltaïques sur Cap Ouest et sur la halle de roller agrandie et rénovée (1,5 M€), l’agrandissement de la maternelle de Cérillan (180 000 euros), les travaux d’amélioration énergétique (350 000 euros), ceux des bords de jalle (175 000 euros), de la Maison des associations (80 000 euros), la poursuite de l’opération La Nature au coin de ma rue (175 000 euros) et l’aménagement du cimetière de Piques (65 000 euros).

Vint le moment du débat. Et là, l’opposant Communauté d’Avenir Jacques Mangon, après avoir évoqué « une méthode à la-va-comme-je-te pousse », et fait état de tergiversations et d’incohérences dans les choix de la majorité, se livre à une critique des trois années et demi de mandat, reprenant les thèmes qui constituent son combat (l’urbanisation qu’il juge se réaliser au détriment des espaces naturels, le centre communautaire des déchets verts, l’aménagement du Bourdieu, l’absence de tramway). L’opposant en vient à l’ordre du jour pour dénoncer un favoritisme dont bénéficierait le club de roller et pour qualifier Cap Ouest de « salle polyvalente pour dire oui à tout le monde », « même si on y trouve de bonnes choses », consent-il. Le ton monte alors rapidement entre le maire et son opposant, de nombreux élus prenant part au débat, soit pour démentir les propos de M. Mangon, soit pour remarquer combien sa critique s’était éloignée du débat budgétaire censé concentrer les commentaires.

« Vous n’aurez pas ma place »

Le maire hausse le ton, son challenger fait de même. Le premier : « Vous continuez à agiter les peurs ; quelle ville recherchez-vous ? Vous fuyez — ce fut le cas lors de la réunion publique du PLU – plutôt que de discuter ; j’attends avec impatience ce que vous allez proposer dans la campagne électorale ; il va falloir que vous sortiez de votre torpeur, votre insuffisance est notoire ». Brouhaha et dénégations dans l’autre camp.

Et le maire de glisser une petite phrase très entendue : « Je vais certainement céder ma place mais pas à vous, M. Mangon ».

Pour le reste, Pierre Braun (opposition) a réitéré ses réticences à la solution hertzienne pour les foyers dépourvus de bonnes connexions Internet (voir nos précédentes éditions), Danièle Layrisse a regretté que le CCAS ne soit pas davantage abondé. Chacune des interventions de l’opposition s’est heurtée au front d’une majorité déterminée à faire barrage, à montrer le visage de l’union, et qui, manifestement, n’avait pas souhaité s’engager si tôt dans la campagne municipale de 2014.

Conseil municipal du 16 décembre 2011 à Saint-Médard : intervention sur la couverture des zones blanches en haut débit hertzien

Monsieur le Maire, Chers collègues,

A l’occasion de ce débat budgétaire, je voudrais revenir sur l’un de vos projets pour l’exercice 2012. Celui de la couverture des zones blanches par une solution de haut-débit hertzien.

Lors du dernier conseil municipal du 16 novembre 2011, vous nous avez présenté une délibération qui vient clôturer la procédure de dialogue compétitif que vous aviez lancé. D’après vous, une seule des sociétés en concurrence présentait une solution correspondant à votre cahier des charges, la société Altitude Infrastructures.

Ni votre délibération ni votre présentation orale n’en disait guère plus. En résumé, notre groupe vous avait interpellé sur plusieurs points. Nous avions émis des critiques qui se sont révélées quelques jours plus tard tout à fait fondées.

En effet, il a fallu attendre le 8 décembre lors d’une réunion de concertation à Magudas, pour en savoir plus sur ce dossier.

Sur la méthode de concertation tout d’abord, nous nous étonnons qu’une seule réunion avec la population soit organisée sur ce sujet. Quand on sait que 3200 foyers sont touchés par le problème d’accès au haut débit, le minimum aurait été de réaliser au moins deux autres réunions pour Issac et Corbiac, quartiers tout aussi touchés par ce problème. Ceci dit, vu l’ambiance de la salle, je comprends que vous ne vouliez pas le refaire trop souvent.

Sur le fond, je commencerai par évoquer le problème des infrastructures. Nous sentons bien dans la population des craintes quant à l’émission d’ondes potentiellement dangereuses pour la santé. Vous vous êtes engagés à ce que les installations se limitent aux trois pylônes existants pour la téléphonie mobile. Cet engagement est-il rassurant ? Oui. Est-il suffisant ? Non. Le problème n’est pas uniquement le nombre de pylônes mais aussi l’intensité des ondes qu’ils émettent. Si vous doublez les ondes émises en installant ce service, vous multipliez d’autant le facteur risque pour les populations environnantes. Notamment les jeunes et les personnes radio-sensibles. Rappelons que l’un de ces pylônes est situé en face d’une école. Vous pourrez faire venir tous les professeurs et les scientifiques du monde, il n’empêche q’en tant qu’élus nous avons un devoir de précaution. A ce titre, vous noterez que les militants d’Europe Ecologie, Marie Bové en tête, que vous ne pouvez pas soupçonner de collusion avec nous, mènent un combat acharné à Bordeaux contre l’implantation d’une antenne de Free.

Par ailleurs en terme d’efficacité, il n’en reste pas moins qu’il y aura toujours des zones d’ombre. Lors de cette fameuse réunion, dite de concertation, nous avons appris que de nombreux foyers ne seraient de toutes façons pas éligibles. Plus inquiétant encore, l’étude d’éligibilité ne pourra avoir lieu qu’après installation des antennes et du service chez l’habitant. Bref, un vrai coup de poker pour estimer le nombre réel de foyers qui pourraient potentiellement utiliser votre solution.

Une fois la question des infrastructures étudiée, il faut s’intéresser à l’offre de contenu, notamment l’offre commerciale qui est proposée. Et sur ce point, autant dire qu’il vaut mieux aller à vos réunions de concertation qu’en conseil municipal puisque nous y avons appris que la délibération du 16 novembre était largement inexacte. Alors que vous nous aviez fait rêver en annonçant une offre triple play à prix raisonnable c’est tout le contraire qui a été présenté.

Tout d’abord, pas de télévision proposée avec la wi-box. Sauf avec le forfait à 99 euros. Mais je le mets de côté tant il est absurde de l’évoquer. Nous l’avions dit ! Et d’ailleurs vous aviez bondi quand nous l’avions fait : avec votre solution c’était impossible de proposer un bouquet TV.

Hélas pour les administrés, à offre équivalente Internet + téléphone illimité fixes et mobiles, le prix est de 35,98 € chez free et 49,90 € chez wibox soit 39 % de plus !

Mieux, chez Orange, pour 34,90 €, l’opérateur vous propose, si vous êtes en zone blanche, une solution ADSL, téléphone illimité et Télévision par satellite ! Ajouter à ça qu’Orange, lui, vous garantie un service et un débit minimum alors pourquoi payer 43% plus cher pour moins de services ? Nous nous le demandons toujours.

Sans compter qu’à la différence de tous les autres Fournisseurs d’Accés, wi-box ne rembourse pas le coût de résiliation de l’abonnement actuel. La note est au final très salée.

Si les habitants peuvent en principe utiliser un autre service que la wi-box sur ce réseau, c’est en pratique faux. Aucun autre fournisseur n’ira sur ce marché et les consommateurs seront pieds et points liés, sans possibilité de faire jouer la concurrence.

Autre question qui se pose, quelle sera la qualité réelle du service ? Les flux hertzien sont fragiles et peuvent être perturbés par des facteurs externes comme la pluie, le brouillard, les charpentes, les obstacle divers, les arbres et évidemment les zones militaires !

Aucun débit minimum n’est donc garanti. Les habitants verront bien leur débit quand ils auront payé leur abonnement me direz vous. Le fournisseur argumente en disant que sur une journée les flux ne sont pas constants. Sauf qu’en zone d’habitation comme les nôtres, tout le monde utilise internet entre 18h et 23h. Le débit sera donc extrêmement saturé et on peut craindre que le service ne sera pas digne de s’appeler haut débit. Soyons bien conscients que le débit de 6 mégas dont on parle est bien un débit maximum, pas un débit réel qui pourrait, lui, avoisiner les 2 ou 3 mégas…

Financièrement c’est la double peine pour les saint-médardais auxquels vous voulez venir en aide : des forfaits hors de prix et 200 000 euros d’argent public pour l’installation du service !

La commune aurait due exploiter d’autres solutions comme la négociation avec les opérateurs pour transformer les sous répartiteurs en répartiteurs ou a minima l’installation de répétiteurs. Le programme NRA Zone d’ombre, notamment déployé par le Conseil Général a-t-il était étudié ?

Sans réponse de votre part sur tous ces points, nous souhaitons exprimer notre déception. Que vous vous empariez enfin de ce dossier paraissait être une bonne chose. Mais force est de constater que toutes les pistes n’ont pas été exploitées, et en tous cas, pas les bonnes !

Votre devoir est maintenant d’obtenir que la fibre optique équipe tous les foyers saint-médardais dans les prochaines années. Avec le déploiement de votre solution, c’est une condamnation à long terme pour les habitants de Magudas, Issac et Corbiac à qui les opérateurs privés expliqueront qu’ils sont déjà équipés du haut débit. Alors que tous les saint-médardais se verront équipés d’une Ferrari dans quelques années, eux seront obligés de se contenter de la vieille 2 chevaux que vous êtes en train de leur offrir à leurs frais !

Je vous remercie.