Quelques jours aprés la marche blanche… bilan ?

J’ai été l’une des 52000 personnes à participer à cette marche blanche pour la libération d’Ingrid Bétancourt et au delà, la libération de tous les otages dont on parle moins. Je ne regrette pas mon geste évidemment, mais quelques jours aprés, pas beaucoup de retombées. Une nouvelle mission sauvetage qui échoue.

Alors que devons nous faire ? Baisser les bras car rien ne bouge ou poursuivre en y croyant ? Pour ma part, je continue à y croire.

Retrouver ci-dessous un article du site AgirPourIngrid.com

AgirpourIngrid.com – Paris – 08/04/08

Dimanche 6 avril, la Marche Blanche demandant la libération d’Ingrid Betancourt et des otages de Colombie a été un triomphe tonitruant et sans appel. 30.000 personnes manifestaient à Paris tandis que 12.000 participants avaient répondu à notre appel dans 15 villes de province. A cela, il faut ajouter la mobilisation qui a réuni plus de 10.000 personnes à Bogotá, vendredi 4 avril, pour la même cause et avec les mêmes slogans.

En dépit de ce franc succès inouï et historique, le Comité de soutien ne masque pas son étonnement face à l’absence de réaction publique de la part des FARC comme du gouvernement colombien. La Marche Blanche s’adressait pourtant à eux en mettant les FARC face à leur culpabilité, le gouvernement colombien face à ses responsabilités.

Qu’à cela ne tienne : la vague blanche initiée doit donc continuer à prendre en force jusqu’à ce que les FARC et le gouvernement colombien adoptent une attitude digne du rendez-vous immanquable qu’ils ont avec l’Histoire. Car la communauté internationale, la France en tête, les y attend.

Le Comité de soutien avait annoncé qu’il ne baisserait pas les armes face au mariage amer de l’indifférence et de l’intransigeance : nous tenons et tiendrons parole jusqu’à ce que tous les obstacles se lèvent, un par un s’il le faut.

C’est pourquoi nous appelons les citoyens de France, de Colombie et du monde entier à mener une nouvelle action, depuis chez eux. Nous leur demandons de placer à leurs fenêtres et balcons un drapeau ou un drap blanc portant l’inscription « FARC, Uribe, négociez », en référence aux slogans qui ont fait tonné la clameur citoyenne de dimanche dernier. Ainsi, il leur sera possible, à eux aussi, d’afficher leur impatience et d’illustrer leur solidarité face à l’inacceptable.

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