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Sud-Ouest – Saint Médard en Jalles : La solution hertzienne
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Dans Sud-Ouest, le 21 novembre 2011, Par Hervé Pons
Saint-Médard-en-Jalles
La solution hertzienne
En attendant la fibre optique dans huit ans, la Ville envisage une couverture par radio.

3 200 foyers ont de grandes difficultés à obtenir une connexion de qualité. archives SUD Ouest
Aujourd’hui, 3 200 foyers saint-médardais ne disposent pas d’une connexion Internet satisfaisante. Les quartiers déficitaires sont Issac, Magudas, et en grande partie Corbiac. Ce qui est préjudiciable aux familles autant qu’aux entreprises.
Le vote du Conseil municipal de mercredi (voir nos précédentes éditions) devrait conduire à une solution que l’élu aux nouvelles technologies, Jacques Guichoux, présente comme « innovante et exemplaire ». Le projet est également porté par l’adjoint aux finances Bernard Cases.
Exemplaire dans les deux sens du terme, précise M. Guichoux : « Elle ne doit pas être critiquable, et doit ouvrir la voie à d’autres communes. Le président de la CUB Vincent Feltesse s’est montré très intéressé par la solution que nous envisageons de mettre en place ».
Le temps de la concertation
Pour l’heure, la décision du Conseil municipal « clôture le dialogue compétitif ». En clair, elle arrête un choix de solution et d’entreprise, ouvert en avril 2011.
Il s’agira d’assurer, à partir de trois pylônes GSM (téléphone portable) existants, et du château d’eau de Saint-Aubin déjà équipé, une couverture par radio (hertzienne) de la zone de carence. Cette solution a été rendue possible par la libération par les militaires d’une bande de fréquence qui portera l’ADSL. Le résultat serait de 6 mégabits, promet l’entreprise pressentie, Altitude Infrastructure. Son expérience sur d’autres villes apporte une crédibilité à ce bon résultat annoncé.
Chez l’abonné, l’actuelle box sera remplacée par une wi-box et une antenne, avec des prix d’abonnement qui iront de 30 à 50 euros, selon le bouquet de services choisis (téléphone, débit 6 MB, télé). La contribution de la commune sera d’environ 200 000 euros.
Reste que la ville souhaite qu’il n’y ait pas de zone d’ombre… dans les esprits. « Nous allons ouvrir une concertation assortie d’une information faite aux habitants, en invitant des spécialistes à venir s’exprimer », poursuit Jacques Guichoux qui, tout en étant persuadé que cette solution est la bonne, n’ignore pas que la route peut comporter des embûches, humains sinon techniques, désormais. « L’entreprise nous dit qu’elle atteindrait l’équilibre avec 300 abonnés, sur un potentiel de plus de 3 000 ».
Reste aussi une autre solution : ne rien faire… en attendant l’arrivée de la fibre optique à l’horizon 2020. Pour Jacques Guichoux et Bernard Cases, on ne peut plus attendre.
Les réserves de l’opposition
L’opposition, par la voix de Pierre Braun, s’est toutefois montrée moins enthousiaste que les porteurs du projet lors du Conseil municipal. Ses interrogations et réaction sont les suivantes : « Voici un dossier que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. De perte de temps en perte de temps, elle arrive bien tard. Le fiasco de votre wimax a fait perdre un temps précieux. Les solutions que vous proposez sont-elles enfin sérieuses ? Sans doute pas complètement à notre avis. Il nous paraît difficilement réalisable d’assurer un débit de 6 mégas par voie aérienne, quand on connaît le taux de déperdition de ce mode de communication, et donc impossible de proposer une offre triple play fonctionnelle ».
« Enfin, avez-vous pris les garanties pour vous assurer que ces zones seront bien équipées de la fibre optique en même temps que le reste de la commune ? Ces zones ne seront-elles pas mises à l’index, considérant que le haut débit y est déjà ? »
Jacques Guichoux répond que la solution hertzienne n’était pas envisageable tant que la fréquence n’était pas disponible.
Voilà qui annonce de nouveaux débats. Mais si tout se passe comme prévu, l’ADSL devrait fonctionner au bout d’Issac à l’été 2012.
Robert Rochefort à l’écoute des viticulteurs
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Journal Sud-Ouest, le Lundi 14 novembre 2011
Robert Rochefort à l’écoute des viticulteurs
Le député européen Modem du Grand Ouest était en visite, samedi, à Barsac.

Robert Rochefort et Philippe Meynard, maire de Barsac PHOTO C. d.
L’opération Portes ouvertes en Sauternes et Barsac ne pouvait pas mieux tomber pour le député européen Modem du Grand Ouest Robert Rochefort. Samedi, il a non seulement fait escale à Barsac, dans le fief de son ancien directeur de campagne, Philippe Meynard, maire de cette commune, mais il a aussi rencontré des viticulteurs avant d’aller visiter quelques châteaux.
Mais le plaisir de la dégustation d’un excellent barsac ou d’un merveilleux sauternes n’a pas occulté les préoccupations nombreuses du moment. « En Europe, la tendance est à l’ultra-libéralisme puisque nombreux sont ceux qui estiment que les marchés s’autoréguleront d’eux-mêmes. Je me bats contre cela surtout dans le domaine viticole. Je suis aussi venu encourager les viticulteurs à réfléchir à une meilleure mutualisation des capacités de production. C’est la solution pour les plus petites exploitations. Les viticulteurs doivent aussi mieux appréhender les attentes des consommateurs afin que les vins de Sauternes ou de Barsac ne soient pas seulement des vins de fond de cave. Il leur faut se moderniser, innover. L’avenir peut être radieux à condition de relever les défis qui se présentent. »
Robert Rochefort a aussi rencontré les militants réunis en convention départementale sous la présidence de Joan Taris, conseiller régional. En Gironde comme ailleurs, les militants réfléchissent à la prochaine campagne présidentielle et à la meilleure façon de se mettre au service de François Bayrou qui devrait, selon Robert Rochefort qui fait partie de son équipe rapprochée, annoncer tout prochainement sa candidature.
Sud-Ouest : Un conseil « social » – Saint-Médard-en-Jalles
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Publié le 8 juillet 2011 dans le journal SUD-OUEST
Un conseil « social »
Un nouveau projet de logements sociaux et une nouvelle tranche de quotient familial « pour plus d’équité ».

Projets urbains de développement des logements sociaux, politique de valorisation de la vie sportive et culturelle de la ville et vote d’un budget, problématique environnementale… Dernier Conseil municipal avant les vacances, celui de mercredi a été l’occasion pour la majorité de conforter sa politique de l’année.
Avec les éternelles querelles autour de la construction des logements sociaux.
Début de conseil
Jacques Mangon, élu de l’opposition Modem et divers droite, déplore que le domaine du Bourdieu, « poumon vert du centre-ville » et lieu de construction de futurs logements sociaux, ne figure pas à l’ordre du jour. La querelle habituelle entre la majorité et l’opposition sur les projets d’urbanisation peut commencer. Mercredi, elle s’est surtout cristallisée autour de la vente, à un bailleur social, d’une parcelle située rue Jean-Valmy, « politique d’urbanisation foutraque et désordonnée, obsédée par la quantitatif », pour Jacques Mangon. Ce projet permet, pour Bernard Cases, que la ville « soit fière d’une politique de logement solidaire, déjà distinguée par la Fondation Abbé-Pierre ». Sans surprise, l’opposition agacée d’être « accusée d’une position hostile au logement social », vote « contre ». La majorité, « pour ».
La saison des « tarifs »
Fixer les tarifs de rentrée avant les vacances est une des tâches de routine de ce dernier Conseil. Mais à Saint-Médard-en-Jalles, l’animation est aussi routinière. Un montant de 10 euros par an le mètre carré pour une terrasse commerçante, une tarification symbolique ? Une question de point de vue pour l’opposition. Pierre Braun y voyait plus « une taxe injustifiée servant à remplir les caisses de la commune ». Et la majorité de répondre que cette taxe n’est qu’un moyen de « réglementer la situation et de responsabiliser les commerces par rapport à l’usage de l’espace public ». Symbolique, ce débat l’était aussi.
Autre point fort du dossier tarif, la création d’une nouvelle tranche de quotient familial et du dispositif « Accès + Culture Sport/6-18 ». Délivré en mairie, « Accès + Culture Sport » fonctionnera comme un « pass » permettant aux familles les plus en difficulté de payer l’inscription aux associations sportives et culturelles de la ville. Ces deux décisions, chères à Jean-Luc Trichard qui les présentaient, sont tirées de la nécessité d’une politique « d’équité dans l’accès aux services et aux activités ».
Enfin, ce dernier Conseil municipal était aussi celui du vote du budget supplémentaire confirmant le financement des projets en cours et des futurs investissements (voir encadré). D’un montant d’1,6 million d’euros, « dont plus de la moitié en investissement net », a expliqué Bernard Cases, « il se réalise sans aucun recours à l’emprunt », tient à préciser la majorité.
Sud-Ouest : Le MoDem girondin toujours très autonome
0RÉGIONALES. Le parti centriste vise plus de 10 % au premier tour, faute de quoi il pourrait se retirer
Le MoDem girondin toujours très autonome

- Joan Taris (au centre), flanqué d’Alain Cazabonne et Jacques Mangon. (PHOTO LAURENT THEILLET)
À l’évidence, il y a eu un peu de flottement au MoDem après le fameux rassemblement de Marseille où le socialiste Vincent Peillon et la centriste Marielle de Sarnez ont donné l’impression de pouvoir s’unir. Mais le discours de François Bayrou à la Grande Motte a recadré les cadres.
Au conseil départemental de lundi soir, le président girondin Joan Taris s’est attaché à répondre au « questionnement » des adhérents : « Notre objectif est désormais d’ouvrir la discussion, non pas avec les appareils où il y a des réticences très lourdes, notamment au PS girondin, mais avec les électeurs, ce qui est conforme à la ligne que nous suivons depuis la présidentielle de 2007. »
Lors d’une conférence de presse à Bordeaux, l’état-major du MoDem départemental, de Joan Taris à Alain Cazabonne, en passant par Philippe Meynard ou Jacques Mangon, a donc voulu montrer son unité de vues avant les élections régionales. L’objectif sera d’abord le premier tour avec 15 % des voix selon Philippe Meynard, en tout cas plus de 10 % selon Joan Taris, seuil à partir duquel une liste pourra se maintenir et éviter de fusionner avec la liste de gauche, un accord avec celle de droite étant rigoureusement exclu, les centristes l’ont répété hier.
Pour autant, le MoDem garde ses distances avec Alain Rousset. Au moins jusqu’au congrès national d’Arras début décembre, il ne faudra pas s’attendre à voir le MoDem diverger du « ni droite ni gauche ». Et pour ce qui est du deuxième tour des régionales, si l’objectif initial n’est pas atteint, « on peut très bien se retirer du scrutin », dixit Jacques Mangon. Dommage que les conseillères régionales sortantes Laurence Dessertine et Véronique Fayet, mais aussi Didier Cazabonne et Fabien Robert, tous engagés avec Alain Juppé à Bordeaux, n’aient pas été présents pour commenter.



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