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Le gouvernement faussement remanié

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Ce soir à 20h15, après 4 mois d’attente, la montagne a enfin accouché d’une souris ! Le « nouveau » Gouvernement Fillon est arrivé.

En tant qu’élu local de la Communauté Urbaine de Bordeaux, il y a tout de même une petite nouveauté qui attire mon attention : l’entrée d’Alain Juppé dans le Gouvernement.

Alain Juppé fait son retour au Gouvernement

La présence d’Alain Juppé dans cette équipe aurait pu redonner un peu de crédibilité et de sérieux à ce Gouvernement si on ne partait pas de si bas, et si ça n’était pas à la Défense. C’est un homme de rigueur et de travail qui ne se contente pas de réagir aux faits divers par des lois, ou de créer des débats de société pour faire des écrans de fumée.

Alain Juppé est un vrai républicain, loin des dérives bling bling auxquelles on assiste depuis 2007. Il a un profond respect pour ses concitoyens et c’est aujourd’hui pour cette raison qu’il fait le choix de revenir au Gouvernement. J’estime que c’est tout à son honneur et ne doute pas qu’il restera aussi le Maire dont tous les bordelais ont besoin. Lors des élections municipales de 2008, les bordelais savaient qu’ils élisaient un Homme d’Etat, ils ne doivent pas être étonnés de ce choix.

Quelques ajustement qui ne modifieront pas la politique du Président

Hélas, l’Etat est aujourd’hui gouverné de manière hyper-présidentielle. Le changement de quelques ministres n’y changera rien. Les passages en force, les réformes irresponsables, le manque d’ambition pour l’Education, l’incapacité à relocaliser l’industrie resteront. L’Etat impartial restera.

Et l’exclusion des « centristes » de la majorité présidentielle

Par la composition de son « nouveau » gouvernement, Nicolas Sarkozy a montré aux « centristes », qui s’étaient ralliés à la majorité présidentielle, qu’ils ne lui servent plus à rien. Seul Michel Mercier, nouveau ministre de la justice, sera là pour représenter les valeurs du centre, mais il se sentira sans doute bien seul dans l’Etat UMP !

Espérons que ce désaveu soit l’occasion, pour ces « centristes » de la majorité présidentielle, d’ouvrir les yeux et de participer maintenant à la reconstruction d’un centre fort derrière François Bayrou.

Sud-Ouest : Bobet a fortifié le MoDem

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LE BOUSCAT. L’alliance entre droite et centre a explosé un mois après les élections. Le maire Patrick Bobet a relégué le MoDem dans l’opposition, au bénéfice de son unité girondine

 

Bobet a fortifié le MoDem

 
Pour Patrick Bobet, le problème n’est pas le MoDem en tant
que parti mais son chef de file du Bouscat Bruno Asseray.

 

Avec 65 % des voix au premier tour, le maire du Bouscat, Patrick Bobet avait tout pour passer un deuxième mandat tranquille. Mais voilà : dans son souci de rassemblement avec ses amis centristes (14 % des suffrages), Patrick Bobet avait oublié une donnée nouvelle : l’UDF était devenue le MoDem. Non pas une nébuleuse aux idéaux vagues, soumise sans trop rechigner à la majorité UMP ou apparentée, mais un vrai parti obsédé par son autonomie. Pire encore, dans ce groupe MoDem de sept élus baptisé Bousc’avenir figurait l’un des moins modérés (on allait écrire le moins centriste) du nouveau parti de François Bayrou : Bruno Asseray.

Cet homme d’affaire hexagonal possède un CV politique discontinu : « Il avait le profil d’une personne de droite. D’ailleurs, quand mon prédécesseur Jean Valleix me l’a présenté avant les élections de 2001, il venait du RPF de Charles Pasqua », raconte Patrick Bobet.

Durant le premier mandat, rien de troublant ne se passa. Sauf aux législatives, neuf mois avant les municipales de 2008 : « Il a été le suppléant de Véronique Fayet sur une liste MoDem opposée à celle où je figurais moi-même, derrière Chantal Bourragué, sur la première circonscription. Je n’ai pas trouvé ça bien, mais j’ai fini par le considérer comme une péripétie. » En revanche, le maire du Bouscat dit être tombé des nues quand il découvrit en avril que son adjoint avait réclamé dans une lettre ouverte un groupe autonome MoDem à la CUB : « Cela me mettait en porte-à-faux vis-à-vis d’Alain Juppé, auquel j’avais assuré qu’il aurait quatre sièges du Bouscat dans le groupe Communauté d’Avenir », dit le docteur Bobet.

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Sud-Ouest : Ailleurs aussi, les relations sont tendues

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Sophie Mette, opposante à Bazas
 

Si le Bouscat est le lieu le plus remarquable des relations conflictuelles entre une majorité de droite et le MoDem, il n’est pas le seul. À Bazas, la centriste Sophie Mette et ses cinq colistiers sont des opposants résolus au maire Bernard Bosset, d’où des éclats spectaculaires en conseil municipal. À Barsac, le maire MoDem Philippe Meynard aurait probablement été élu conseiller général du canton si l’ancien député UMP Philippe Dubourg n’avait agi en coulisses pour le faire battre, ce qui a profité au socialiste Hervé Gillé. À Libourne, la centriste Josette Daniel a refusé de s’allier avec le député UMP Jean-Paul Garraud et s’est publiquement réjouie de l’élection de Gilbert Mitterrand à la mairie. À Saint-Médard-en-Jalles et Eysines, un MoDem bénéficiant a priori du soutien de l’UMP, a vu un élu de droite lui compliquer la tâche au bénéfice de la gauche. En revanche, à Bordeaux, la cohabitation est sans nuages entre UMP et MoDem. Mais si Alain Juppé confirme son intention de se présenter aux législatives de 2012, il peut fort bien exiger que ses alliés de la mairie ne présentent personne contre lui pour renforcer ses chances d’être élu au premier tour. Or, Joan Taris a déjà annoncé qu’il présenterait un candidat…

Auteur : HERVÉ MATHURIN

Petite phrase entre « amis »

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J’en avais presque oublié de vous livrer la petite citation du nouveau Président des Jeunes du MoDem girondin ce jour en couverture du cahier local de Sud-Ouest. Délectez vous :

« Alain Juppé, c’est le plus Modem des élus UMP de Bordeaux » Aymeric Bersihand, président départemental des Jeunes Démocrates.

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