Sud-Ouest : Le MoDem girondin toujours très autonome

RÉGIONALES. Le parti centriste vise plus de 10 % au premier tour, faute de quoi il pourrait se retirer

Le MoDem girondin toujours très autonome

 

Joan Taris (au centre), flanqué d'Alain Cazabonne  et Jacques Mangon. (PHOTO LAURENT THEILLET)
Joan Taris (au centre), flanqué d’Alain Cazabonne et Jacques Mangon. (PHOTO LAURENT THEILLET)
 

À l’évidence, il y a eu un peu de flottement au MoDem après le fameux rassemblement de Marseille où le socialiste Vincent Peillon et la centriste Marielle de Sarnez ont donné l’impression de pouvoir s’unir. Mais le discours de François Bayrou à la Grande Motte a recadré les cadres.

Au conseil départemental de lundi soir, le président girondin Joan Taris s’est attaché à répondre au « questionnement » des adhérents : « Notre objectif est désormais d’ouvrir la discussion, non pas avec les appareils où il y a des réticences très lourdes, notamment au PS girondin, mais avec les électeurs, ce qui est conforme à la ligne que nous suivons depuis la présidentielle de 2007. »

Lors d’une conférence de presse à Bordeaux, l’état-major du MoDem départemental, de Joan Taris à Alain Cazabonne, en passant par Philippe Meynard ou Jacques Mangon, a donc voulu montrer son unité de vues avant les élections régionales. L’objectif sera d’abord le premier tour avec 15 % des voix selon Philippe Meynard, en tout cas plus de 10 % selon Joan Taris, seuil à partir duquel une liste pourra se maintenir et éviter de fusionner avec la liste de gauche, un accord avec celle de droite étant rigoureusement exclu, les centristes l’ont répété hier.

Pour autant, le MoDem garde ses distances avec Alain Rousset. Au moins jusqu’au congrès national d’Arras début décembre, il ne faudra pas s’attendre à voir le MoDem diverger du « ni droite ni gauche ». Et pour ce qui est du deuxième tour des régionales, si l’objectif initial n’est pas atteint, « on peut très bien se retirer du scrutin », dixit Jacques Mangon. Dommage que les conseillères régionales sortantes Laurence Dessertine et Véronique Fayet, mais aussi Didier Cazabonne et Fabien Robert, tous engagés avec Alain Juppé à Bordeaux, n’aient pas été présents pour commenter.

Auteur : Hervé Mathurin

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