Depuis quelques temps, je sens François Bayrou dans un nouvel état d’esprit. Ce n’est pas un virage. Non. Tout en gardant ses convictions et l’indépendance politique voulue dès 2005, il adopte l’attitude et le discours d’un homme en responsabilité. Cette idée me plait.

Sur les retraites, François Bayrou n’a pas rejeté en bloc la projet du Gouvernement et a au contraire essayé de faire des remarques constructives. On ne peut pas dire que ce sujet soit simple et que l’urgence de ce dossier soit directement la faute de la majorité présidentielle actuelle puisque c’est l’héritage des 20 dernières années de gouvernement. La critique frontale (utilisée depuis 2007) n’aurait pas été de bon ton. L’opposition utile, voilà ce qu’attendent les gens !

Idem sur l’affaire Woerth. Que ce qu’on reproche au Ministre soit vrai ou pas, force est de constater que depuis un mois le Parti Socialiste lui trouve une casserole chaque jour et qu’aucune n’a été prouvée… ça laisse songeur. Tant je dénonce les « largesses » scandaleuses de certains avec l’argent public, je n’aime pas qu’on salisse un homme en bafouant sa présomption d’innocence. S’il était mis en examen les choses seraient différentes, il devrait sans doute démissionner, mais ce n’est pas le cas.

Sobre, responsable, exemplaire, constructif : voilà le profil des femmes et des hommes politiques dont on a besoin. François Bayrou montre de nouveau qu’il en fait partie. Tant mieux. Je n’en ai d’ailleurs jamais douté.

Un clin d’œil à un camarade blogueur qui a fait un article dont je partage l’esprit  : l’hérétique.